• Les photos de l'année 2012

     

    LA PHOTO DE JANVIER de Jean Louis DELAHAUT

    "à la recherche de l'Autre"

    Les photos de l'année 2012


     

    LA PHOTO DE FÉVRIER de Pierre GLAIZAL

    La Belle Ombelle ou la Grande Berce métamorphosée

    Les photos de l'année 2012

      Photographie  de Piere Glaizal prise en février 2012 dans son jardin

     

     

     

    LA PHOTO DE MARS de Jean Paul LEAU
    Les grues cendrées - le retour
    y'a d'la joie

    Les photos de l'année 2012

    Photo de JP Leau - Ligue de Protection des Oiseaux (LPO)

    Comme d’habitude, elles sont passées en grand nombre,  en vols  bien alignés plus ou moins haut dans le ciel selon la hauteur des nuages mais toujours aussi démonstratives, et aussi bruyantes,     ( on les entend venir de loin :  qu'on ne les prenne pas pour des oies, quand même ! )
    La plupart feront une halte au lac de Der en Champagne  pour reprendre des forces et repartiront pour faire leurs nids vers les forêts marécageuses préservées du nord de l’Europe où les attendent Allemands, Danois et autres scandinaves pour qui elles annoncent, comme pour nous, les lumineuses journées d'été. Quand elles passent au-dessus de nos têtes elles ont déjà fait un long et épuisant voyage, suivant « à vol d’oiseau » les chemins terrestres de Compostelle. Elles arrivent du Maroc, d’Espagne ou même d’Aquitaine où les hivers sont doux.
    Les hirondelles alors, ne devraient plus tarder !
     


     

     LA PHOTO D'AVRIL de Jean Louis DELAHAUT

    Un printemps à Paris

    Les photos de l'année 2012 
    Photo de J.L.Delahaut le 18 mars 2012 à Paris

     
     

    LA PHOTO DE MAI de Jean-Paul B.
    Un trèfle et une abeille...

    Les photos de l'année 2012

      "Pour faire une prairie il faut un trèfle et une abeille..."                                         "Vergers" photo de Jean-Paul B
       Emily Dickinson

     

    LA PHOTO DE JUIN de Jean Louis DELAHAUT 
     La dame en bleu de Vareilles*

    Les photos de l'année 2012

    photographie de J.L.Delahaut - Vareilles le 13 mai 2012

          *Vareilles « le village des eaux vives »  a été édifié au creux d’une dépression formée par les dernières pentes septentrionales de la forêt d’Othe (source Wikipédia).
    Pendant plusieurs siècles, les quelques centaines d’habitants ont vécu là, heureux et sans histoire, bien cachés au fond de la vallée de l’Erable.
    Que s’est-il donc passé pour que, depuis une quinzaine d’années, ça bouge à Vareilles, ça bouge même si fort que certains jours de printemps une foule intense se presse autour de  l’église, brandissant plantoirs, binettes, sarcloirs, sécateurs, arrosoirs, débattant semis, repiquages, bouturages, greffages, compost et tutti quanti à tel point qu’on ne s’entend plus parler et il le faut bien pourtant car les affaires sont les affaires!
    On y a vu un bouc tirant une charrette accompagné d’une femme-oiseau, un moine bouddhiste filant patiemment des laines de couleur, des enfants courant en tous sens avec des brouettes fleuries, des musiciens, des acrobates, des vendeurs, des acheteurs  et tutti quanti.
    Il a suffi pour cela qu’une toute petite mais piquante association « la Puce de Vareilles »  apparaisse un beau jour de  1997  pour susciter depuis,  chaque année au mois de mai, toute cette effervescence.
    Depuis 2006 un café de pays (art-broc-café) s’est ajouté au décor champêtre du village  : le Maquis propose concerts et brocantes à volonté, tous les week-ends.
    Et, cerise sur le gâteau, le samedi 25 août 2012, l’association « Musiques en voûtes » fera vibrer toute une journée les murs de la petite église Saint Maurice avec concerts et conférences. Comme quoi …ça bouge à Vareilles !

    La fête des Saints de Glace
    Le Maquis

    Musique en Voutes à Vareilles

     

     

     

    LA PHOTO DE JUILLET de Jean Louis DELAHAUT

    Fleur de rhubarbe
    Rheum rhapouticum - famille des polygonacées

    Les photos de l'année 2012
    "le jardin est une île"                                                    photographie de J.L.Delahaut mai 2012  

    La rhubarbe est toute en démesure : les feuilles sont larges, généreuses, elles s’étalent et prennent leur aise dans l'endroit le plus frais et humide du jardin. Les enfants s’en servent d’ombrelles ou en  font des sets de table éphémères. Elle n’est pas compliquée, elle a bon caractère, et chaque année au printemps elle réapparait sans demander le moindre soin. On ne mange pas les feuilles qui sont toxiques mais les côtes nous régalent de tartes, compotes et confitures de cette saveur un peu surannée, unique qui évoque les cuisines de grand-mères.
    Quelques jours d’absence et pftt... je retrouve la touffe de rhubarbe en fleurs,  fleurs somptueuses énormes et duveteuses comme du velours. Faut-il, comme le disent les jardiniers, les couper pour ne pas épuiser la plante ? Privilégier la fleur ou favoriser la récolte ?
    Je ne choisis pas, je coupe la fleur si belle pour la mettre dans un vase et je jette les côtes en petit morceaux dans mon chaudron qui déjà bouillonne de sucre.

     


    LA PHOTO D'AOUT de Pierre GLAIZAL
    Pleine lune de juillet 

    Les photos de l'année 2012

    "Pleine lune de juillet et branche de mirabellier"  photographie de Pierre Glaizal, le 3 juillet 2012

    La lune pâle fait la pluye et la tourmente
    L'argentive temps clair et la rougeâtre vente
    (calendrier des bons Laboureurs pour 1618)

     

     

     

     

     

      LA PHOTO DE SEPTEMBRE de Jean Paul BRULÉ
      Dans la vigne-vierge

    dernière récolte
    "Dernières récoltes avant l'hiver" photographie de Jean- Paul Brulé  20 août 2012

     

    Comme le trèfle blanc et le lierre, la vigne vierge (Parthenocissus tricuspidata) offre, en fin de saison, une floraison très appréciée des abeilles : lorsque les fleurs veulent bien donner leur abondant nectar, aux heures les plus chaudes de la journée, alertées par des butineuses "exploratrices", elles  arrivent par milliers dans un bourdonnement ininterrompu et une extraordinaire fébrilité pour assurer leurs réserves d'hiver.

     

     

      LA PHOTO D'OCTOBRE d'Anouk MAISON
    Le temps des vendanges

    détail socle XIV-XVe.mod

      'vendanges'   photographie de Anouk Maison - choeur de l'église gothique de Pont-sur-Yonne

     

    Au XIXe siècle les collines autour de Pont étaient couvertes de vignes, des vignes à perte de vue ; des cartes postales anciennes et quelques photos jaunies en témoignent encore.
    Dans le censier de 1711 de Pont-sur-Yonne , on dénombre 31 vignerons déclarés, on peut y ajouter les laboureurs et les ouvriers vignerons et leur famille, femmes et enfants, tout un peuple qui, sans être propriétaire, assurait les façons de la vigne.
    " La vigne a toujours rapporté plus que les terres [cultivées en céréales] ainsi le désir des propriétaires d'augmenter leurs bénéfices a eu pour résultat des plantations considérables ; les meilleurs terrains, ceux-mêmes qui étaient les plus propres à la culture du blé sont envahis par la vigne"(1).
    Mais cette prospérité durera  peu : après avoir écoulé facilement leurs vins sur Paris entre 1800 et 1840 grâce au transport par la rivière les vignerons de l'Yonne verront leurs récoltes concurrencées par celles venant par chemin de fer de la vallée du Rhône et du Midi. On sait que le phylloxéra achèvera de détruire les rêves des vignerons de la région.
    Ainsi dès 1878 l'abbé Horson peut-il écrire avec un brin d'humour (2): « la confrérie de Saint Vincent, patron des vignerons, autrefois très nombreuse, ne subsiste plus : les vignerons prétendent que ce saint les a délaissés ; il s’agit se savoir qui a commencé.»
    Dans l’église de Pont-sur-Yonne, oublié derrière le buffet de l’orgue, un Saint Vincent, qui a perdu sa main droite et sa grappe de raisin  attend patiemment des jours meilleurs.

     (1) Rapport du préfet de l'Yonne, 3 décembre 1848 (Archives Départementales de l'Yonne ADY)
    (2) Abbé Horson- Recherches historiques sur Pont-sur-Yonne  reprise de l'édition de 1878 par Res Universis en 1993

     

     



    LA PHOTO DE NOVEMBRE de Jean Paul BRULÉ
    Taxi brousse

    Les photos de l'année 2012

    "ombre insolite dans la  petite jungle des Marcelots"- photographie de Jean-Paul Brulé -  juillet 2012


     

     

    LA PHOTO DE DÉCEMBRE de Jean Louis DELAHAUT
    Quatre saules cendrés (salix cinerea)

    Les photos de l'année 2012

    "berges"  -  photographie de Jean-Louis Delahaut- abbaye de Cercanceaux- novembre 2012
    Autour de l'Abbaye cistercienne de Cercanceaux entre Loiret et Seine-et-Marne, dans la basse vallée du Loing, s'étend une large zône de prairies humides, mares et marais tourbeux récemment restaurée. Un parcours pédestre permet au public de découvrir un patrimoine floristique et faunistique d'une grande variété.