• Les photos de l'anné 2018

     

    LA PHOTO de JANVIER de Paulo

    Arbre têtard*

    La lettre ASEPA de janvier 2018

    La lettre ASEPA de janvier 2018
    Le vieux charme-têtard  d'Egriselles-le-Bocage     photographie de paulo

    "Certains d'entre nous se firent un devoir d'en toucher les bourrelets noueux, de l'enlacer dans leurs bras écartés, d'en scruter les cavernes moussues; d'autres s'en tinrent respectueusement éloignés, chacun sa manière de respecter les vieux arbres."

    Texte de Pierre Glaizal - Une balade à Egriselles en 2009 - Etudes Villeneuviennes n°42

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    *L’arbre têtard ou trogne se définit comme un arbre auquel on a coupé le tronc ou les branches maîtresses à un niveau plus ou moins élevé pour provoquer le développement de rejets (repousses végétales) périodiquement coupés aux mêmes points de coupe.

    Il n'est pas rare de trouver des têtards vieux de plusieurs siècles. Une trogne de chêne de plus de 400 ans a été identifiée dans une commune du Loir-et-Cher; ce cas n'est pas isolé et se retrouve dans d'autres régions ou d'autres pays (Angleterre...). Ces arbres portent les stigmates de l'exploitation régulière (et manuelle) de 10 à 20 générations de paysans et constituent un réel patrimoine; pourtant peu de nos contemporains s'en soucient.   

     

    LES PHOTOS de FEVRIER de Paulo

    Pour le bain de soleil, il faudra repasser !

     La lettre ASEPA de février 2018

    "les pieds dans l'eau"- Photographie de Paulo   23 janvier 2018 à Pont-sur-Yonne

     

    La lettre ASEPA n°2 de février 2018

     Que d'eau ! Photographie de Paulo à Pont-sur-Yonne le 23 janvier 2018

     

    LA PHOTO de MARS de Paulo

    Dernières neiges avant le printemps

     

    La lettre ASEPA de mars 2018

    photographie de Paulo au Petit Gitry - février 2018-

     

    LA PHOTO d'AVRIL de Eugène

    "Les lichens ne sont pas des plantes"
    les champignons non plus ... Alors quoi?

    La lettre ASEPA d'avril 2018

    Lichen "Cladonia fimbriata" - Photographie  de Eugène Vandebeulque - (technique du Focus Braketing)

    "Cela fait plusieurs décennies que les scientifiques ont reconsidéré la position des lichens dans la classification du vivant et établi leur vraie nature. Il faut dire que les lichens ont un caractère très particulier: ce sont des êtres doubles, voire parfois triples puisqu’ils sont formés de l’association très étroite (ou symbiose) entre un champignon et un partenaire microscopique capable de faire la photosynthèse, soit une algue verte, soit une cyanobactérie (ou parfois les deux ensemble !). Cette symbiose fondatrice des lichens fait l’objet d’une chronique à part car elle présente une foule de particularités étonnantes et originales. Alors donc, pourquoi dire que les lichens ne sont pas des plantes et rompre avec des siècles de pratique de la lichénologie, la science des lichens, nichée au sein de la botanique ? Et si ce ne sont pas des plantes, que sont-ils alors ? Où se placent-ils dans la classification du vivant ?"
     

    LES PHOTOS de MAI de Paulo

    Avril fait la fleur,  Mai en a l'honneur....

    La lettre ASEPA de mai 2018

    "une multitude de Sylvies" - Photographie de Paulo en forêt de Chemeteau - début avril

    Actuellement dans les sous-bois et les lieux ombragés, pousse l’Anémone Sylvie. Sa floraison apparait tôt dans l'année dès le mois de mars car il s'agit de profiter des premiers rayons du soleil avant que le milieu ne se ferme avec le retour du feuillage des grands arbres. Elle forme alors de somptueux tapis qu’éclaire la blancheur de ses fragiles fleurs en étoile. Comme la majorité des plantes de la famille des Renonculacées, elle est toxique.

     

    Petit éventail au coeur des lilas

     

    La lettre ASEPA n°2 de Mai 2018

    '"le voilier" photographie de Paulo au temps des lilas

     
    Le Flambé ou Voilier des prairies est le papillon roi des campagnes buissonnantes. Chaque printemps je guette son arrivée  dans mon jardin. Il y vient de moins en moins : les caprices de la météo, la raréfaction des milieux propices, l'épandage d'insecticides contribuent à la raréfaction de cette merveille comme à celle de tous les  papillons et à celle, dramatique, de tous les insectes.

     

    LA PHOTO de JUIN de Paulo

    Dans les bras de l'ancêtre

     

    La lettre ASEPA de juin 2018

     photographie de Mary Brulé-Lecomte  le 7 octobre 2018

    le petit chêne a poussé au creux du vieux chêne

     

    LA PHOTO de JUILLET de Paulo

    Idylle dans mon jardin

     

    La lettre ASEPA de juillet 2018

    "Idylle dans mon jardin" -  photographie de  Paulo au  Petit Gitry le 12/06/2018

    On voit nettement sur cette image  le pollen déposé par la Sauge sclarée** sur la tête de l'Abeille charpentière*
    qui sera chargée du transport vers la prochaine fleur ...

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    "Elles sont faites l'une pour l'autre car les anthères de ces fleurs ne fonctionnent pas si l'insecte visiteur n'est pas assez lourd ! Il y a des mécanismes curieux, tel celui de la sauge où le passage vers les nectaires est en partie obstrué par des leviers que l'insecte doit buter au passage. Aussitôt l'étamine bascule et l'anthère vient cogner sur le dos du visiteur et se décharger ainsi d'une partie de son pollen que le stigmate recueillera à l'entrée de la prochaine fleur." (Jules Carles)

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    l'Abeille charpentière ou xylocope est une  abeille solitaire qui creuse le bois pour nidifier (d'où son nom) . C'est la plus grosse abeille solitaire d'Europe; Comme toutes les abeilles, elle participe à la pollinisation des végétaux.
    **la Sauge sclarée est une plante herbacée originaire du Sud de l'Europe et d'Asie.  Ses feuilles sont utilisées pour leurs qualités aromatiques et médicinales.

    LA PHOTO d' AOUT de Paulo

    Bizarres lézards

     

    La lettre ASEPA d'aout 2018

    Lézard des murailles (Podarcis muralis)      photographie de Paulo en forêt de Fontainebleau en juin 2018
    (il mesure 11 cm de la tête au corps avec une queue  autour de 15 cm)

    Ces lézards, comme tous les êtres vivants, ont besoin d’un environnement favorable pour réaliser leur cycle de reproduction, s’alimenter, hiverner. Ces endroits, malheureusement, ont tendance à se raréfier, notamment en plaine. L’agriculture intensive via le remembrement (arrachage des haies, destruction des murets...), et l’utilisation importante de pesticides contribuent largement à la diminution des zones accueillantes pour ces animaux. La déprise pastorale et l'extension sans fin de l'urbanisme, de même que les produits déversés largement par les jardiniers amateurs (désherbants, anti-limaces, souricides) accélèrent la fermeture de certains milieux ouverts qu’affectionnent les lézards. 

    Peu ou mal connus de par leur discrétion, ils pâtissent souvent du fait que ce que l’on ne voit pas n’existe pas … Le défi, sera d’inverser la tendance actuelle si nous voulons que dans le futur ces petits « dinosaures » continuent simplement d’exister parmi nous.

     

    LA PHOTO de SEPTEMBRE de Paulo

    A la dérive...  le radeau de la Ballastière*

     

    La lettre ASEPA de septembre 2018

    Photographie de Paulo - Les foulques de la Ballastière -  août 2018

    Comme la poule d'eau, la foulque  macroule fait partie de la famille des Rallidés. Il n'y a guère de plan d'eau et de grande mare que les foulques ne peuplent pas, souvent en grand nombre. Ce sont d'excellentes nageuses bien que n'ayant pas les pieds palmés comme les canards. Elles n'aiment pas voler, pour y parvenir elles sont obligées de prendre un élan d'une vingtaine de mètres en courant sur l'eau; c'est à la nage et par immersion que la fuite s'opère. Au printemps les rixes acharnées des mâles se disputant une partenaire  sont très spectaculaires sur la grande scène d'un plan d'eau.


     LA PHOTO d' OCTOBRE de Jean

    Entomologie de luxe
    Insecte ? un vrai bijou !

    La lettre ASEPA d'octobre 2018 

    oooooh ! punaise !          photographie de Jean Ygnard      

    Picasso a utilisé d’autres matériaux en plus de la toile pour faire ses œuvres : un insecte Picasso est une espèce de punaise (Sphaerocoris annulus- ordre des hémiptères) qui donne l’impression d’avoir été peinte par l’artiste maître lui-même...Ces couleurs sont un avertissement pour les prédateurs... 
     
     

    LA PHOTO de NOVEMBRE de Paulo

    Entre ombre et lumière

     

     La lettre ASEPA de novembre 2018

     Hêtre du parc du château de Lorrez-le-Bocage  -  Photographie de Paulo - septembre 2006

    ” Tu ne sais pas, leur disait-il, ce qu’est un arbre. J’en ai vu un qui avait poussé par hasard dans une maison abandonnée, un abri sans fenêtres, et qui était parti à la recherche de la lumière. Comme l’homme doit baigner dans l’air, la carpe doit baigner dans l’eau, l’arbre doit baigner dans la clarté. Car planté dans la terre par ses racines, planté dans les astres par ses branchages, il est le chemin de l’échange entre les étoiles et nous."
    Antoine de Saint-Exupéry  (1900-1944)-  "Citadelle"  -  folio  chez Gallimard

     

    LA PHOTO de DECEMBRE de Paulo

    LES éTRaNgES FaNtÔMes de ThOuRy-FerrOTTes


    La lettre ASEPA de décembre 2018Polo a pris cette photo à la tombée de la nuit, le dimanche 4 novembre à la fin de la très animée fête de la pomme à Thoury-Ferrottes,  un village dont le nom étrange  évoque la probable exploitation d'une mine de fer à l'époque gauloise. Près de Vallery, à la frontière entre Gâtinais et Champagne, il est traversé par l'Orvanne, sur près de trois kms séparé en quatre  bras, puis il  rejoint le Loing  à Moret  après avoir alimenté cinq lavoirs et fait tourner aux temps anciens deux moulins à aube.